Il est temps, mon enfant,
d’ouvrir tes ailes,
de prendre ton envol,
de devenir autonome.

On m’appelait roi,
je régnais sur un vaste territoire,
La savane était mon domaine,
je le défendais avec fougue.

Qu’il est dur parfois de vivre ensemble,
de rassembler des populations,
d’origines, de races différentes,
et de les faire cohabiter fraternellement.

Quoi de plus agréable,
que de temps en temps,
pouvoir s’éloigner,
du tohu-bohu de la ville

Quand la nuit,
tout semble s’endormir,
un nouveau monde s’éveille,
et commence à s’agiter.

Violences de toutes sortes,
ce mal qui essaime le monde,
primaires et brutes,
pour dominer l’autre.

Voyageur infatigable,
tu survoles océans,
plaines vallées et montagnes,
les ailes déployées.

Tu n'étais qu'une chatte
au pelage foncé,
écaille de tortue
comme ont dit.