Un jour, nostalgique,
j’étais assis, au sommet d’une falaise,
et je regardais le ciel, en train,
de se couvrir de nuages floconneux.

Un timide soleil tentait,
de temps en temps de les percer,
pour projeter un rai de lumière,
par intermittence sur le paysage.

Une brise légère venait de se lever,
et j’observais tout en restant plongé,
dans mes pensées le jeu de cache-cache,
qu’il faisait avec eux.

Quand soudain, il me sembla,
être projeté vers l’extérieur,
et je me vis flotter, poussé,
par une force invisible.
 
Étrange sensation
pendant tout un long moment,
de ne plus faire partie de la matière,
d’avoir l’âme qui s’en extirpe.

Poussé par les vents,
j’aperçus ce corps, le mien,
comme vidé de sa substance,
affalé, sur le bord de la falaise.

Aérien, aussi léger que l’air,
emporté comme une bulle,
je regardais ce monde,
étalé sous mes pieds.

Emporté vers le haut, je planais,
au-dessus du tapis nuageux,
salua les astres qui me montrèrent,
leur face ronde.

Les étoiles, qui la nuit,
par temps clair tapissaient,
le firmament de petits points lumineux,
pour nous apporter calme et sérénité.

Soudain, un choc, une douleur,
dans la poitrine, un battement de cœur,
la vie reprenait son cours,
mon âme venait de réintégrer sa demeure.

Il n’était pas encore temps,
des tâches restaient à accomplir
sur cette bonne vieille terre.
la nuit venait de tomber

Encore une fois,
mon regard se tourna vers le ciel,
et un sentiment d’humilité me prit,
en contemplant le mystère de cette immensité.

Illustration : Nath Nlk
Texte Eric de La Brume
Le 24 féfrier 2020