Jolie comme une poupée,
l’air candide,
semblant découvrir la vie,
je m’attendris en te regardant.

Tu étais là,
traînant dans un recoin,
du grenier, oubliée,
et je viens de te redécouvrir.

Les souvenirs, subitement,
se resassent et s’accumulent,
dans ma tête,
et un passé pas si lointain ressurgit.

Tu te trouvais, à la devanture,
d’un magasin de jouets,
et je t’ai achetée,
pour toi, ma fille.

Maintenant, tu as disparu,
étoile filante, tu as brûlé,
comme une bougie,
et ‘est éteinte comme une étincelle.

Voulant vivre ta ville,
libre et sans contrainte,
son ennemi, le faucheur,
t’as ôté la vie au meilleur moment.

Combien tu aimais cette poupée,
au regard candide,
et à la blonde chevelure,
que tu serrais dans tes bras, pour t’endormir.

Une fois, disparue,
on l’a monté au grenier,
car elle était à toi,
rien qu’à toi.

8 années ont passé,
et tu es restée là,
La douleur brûlante,
t’avait effacé de notre mémoire.

Maintenant, par hasard,
en montant dans le grenier,
je t’a retrouvée dans u n coin,
sale et délaissée.

On t’a ramenée à la vie,
la douleur depuis le temps,
s’est amenuisée, et les meilleurs moments,
revenus à la surface.

Tu trônes maintenant,
sur la fenêtre,
et quand je la regards,
j’ai l’impression de te revoir.

Endormie, dans ton lit, petite
un pouce en bouche,
la pressant contre toi,
comme une présence rassurante.

Illustration : Nath Nlk
Texte : Eric de La Brume
Le 27 avril 2019

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