Ah, homme,
toi qui te crois,
au sommet de la création,
comme, parfois, tu peux sembler petit.

Toi, qui penses être l’élu de dieux,
pouvoir tout te permettre,
pouvoir dominer celle qui t’a engendré,
Dame nature !

Pouvoir la domestiquer,
en faire ta chose,
la dominer, pendant longtemps
était ton seul but poursuivi.

Cependant, de plus en plus,
celle-ci se révolte,
et montre son courroux,
contre celui qui se croit tout permis.

Quand le vent se fâche,
se met à en dépression,
lui qui souvent si doux et discret
fait parfois montre de rage dévastatrice.

Il peut se transformer en cyclone,
se rendre visible,
et tournoyer avec rage,
tout détruire sur son passage.

Nous remettre à notre place,
tout balayer sur son passage,
et faire des orgueilleux que nous sommes,
des fétus de paille insignifiants.

Phénomène, au départ rare,
il a tendance à se multiplier,
montrant son ire,
avec force et impétuosité.

Comme un cône tournoyant,
de toute beauté, quand on a la chance,
d’en être éloigné,
horreur quand il nous prend à parti.

Se trouver au centre de son œil,
qui nous toise avec mépris,
il se prépare à nous punir
de nos excès.

Son souffle est si puissant,
que rien ne lui résiste,
les toits des maisons,
transformés en jouets sans poids.

Qui êtes-vous pour nous prendre ainsi,
nous qui vous permettons de respirer,
de vous nourrir et de vivre,
pour nous prendre ainsi pour des esclaves.

Toutes les richesses, que notre bienveillance,
met à vos pieds,
vous vous en servez,
et les épuisez sans vergogne.

Vous détruisez à jamais,
les espèces vivantes,
que vous traitez comme inférieures,

Alors, on se révolte,
On vous prévient,
que continuer ainsi,
entraînera votre perte.

Maintenant, certains d’entre vous,
en prennent conscience,
ou le plus souvent font semblant,
par esprit de lucre.

On en parle, et ce qui devrait être naturel,
on fait payer ceux d’entre vous,
qui n’en sont pas responsables,
l’écologie devient affaire de sous.

Alors je souffle et montre ma colère !
les eaux des mers se déchaînent,
et les entrailles de la terre s’ouvrent,
pour vous détruire.

Homme, le temps passe,
si tu ne cesses à agir ainsi,
à jamais, un jour, tu disparaîtras
de la surface de la planète bleue.

Illustration : Nath Nlk
Texte : Eric de La Muse
Le 9 février 2019

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