Un jour, tout en restant chez moi
j'ai parcouru le vaste monde
d'un bout à l'autre du globe
en restant rivé derrière mon écran

Monde moderne, plein de contrastes,
et de paradoxes qui parfois
nous angoisse plus qu'il nous rassure.
et nous met sous dépendance.

Cependant, d'une certaine manière
il nous permet de briser, en apparence
une solitude de plus en plus évidente
dans un monde grouillant mais indifférent..

Un jour, en parcourant le monde
d'un bout à l'autre, j'ai aperçu un visage
qui m'a fait marquer une halte
et m'a fait frémir comme un roseau.

Derrière mon écran, la distance était vaincue,
le monde s'offrait à moi,
Les frontières s'abattaient
comme des châteaux de cartes.

L'amour pouvait surgir de partout, 
les cœurs de deux êtres
s'enflammer aux antipodes
La distance semblait à jamais être vaincue..

Derrière mon écran, en parcourant le monde,
mon vieux cœur a flanché et un amour étrange
est venu me rencontrer.
Il m'a fait frémir comme un roseau fragile.

D'un bout à l'autre du globe
nous en avons fait le tour
pour sortir de l'écran et nous rejoindre
pour partager ce que l'on ressentait.

Mais souvent aussi, ce monde sans frontières
ne nous apporte pas que le bonheur
Il peut séparer plus que rassembler
distiller la haine à la place de l'amour.

Permettre au malin d'endurcir les cœurs
répandre le vice et opprobre insidieusement.
Semer le trouble dans des esprits déjà perturbés
Faire croire que l'amour d'un dieu passe par la haine de l'autre.

Pourtant un jour, en parcourant le vaste monde
tout en restant derrière mon écran
j'ai découvert l'amour et mon cœur a battu à la chamade.
C'est tellement plus beau que vouloir détruire.

Illustration : Natou la Muse
Texte ; Eric de la Brume
Le 14 mai 2017

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