Un amour perdu,
le désespoir au cœur,
j’ai trouvé un matin,
ma rose étranglée.

L’amour parfois,
quand il vous lamine le cœur,
et que l’’autre n’en a rien à faire,
peut parfois être cruel.

Un matin d’automne,
à une poutre du vieux grenier,
je l’ai trouvée pendue
à une corde.

C’‘était un amour de jeunesse,
d’ un être sensible,
pour un rosier,
qui n’avait que des épines.

Le sien était tout en fleurs,
ne demandait qu’à s’épanouir,
je n’ai pas vu que petit à petit,
elles commençaient à se flétrir.

Tant de choses secrètes,
s’étalent au fond de l’âme
et ne se révèlent parfois
qu’au moment fatal.

Ma rose se balançait,
au bout d’une corde,
le regard implorant,
tourné vers le ciel.

Je l’ai détachée, les yeux embués de larmes
dénoué le cordage, qui lui avait ôté la vie,
pour l’amour d’un rosier épineux,
qui n’a jamais aimé ma rose.

Illustration : Nath La Muse​
Texte : Eric de La Brume
Le 12 novembre 2018

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